C'est la volonté d'être indépendant et le goût d'entreprendre qui ont été les principales incitations à créer une entreprise en 2002. La moitié des créateurs ou repreneurs d'entreprise voulaient essentiellement assurer leur propre emploi. Les moyens financiers utilisés pour démarrer l'activité étaient souvent très faibles et six mois après la création, trois entreprises sur quatre n'avaient encore aucun salarié.
La part des femmes parmi les créateurs ou repreneurs d'entreprises est de 29%. Elles sont surtout présentes dans les secteurs des services aux particuliers et de l'éducation, la santé et l'action sociale où elles représentent 47,5% des créateurs ; elles sont toujours peu représentées dans la construction et les transports. Avant la création de leur entreprise, elles étaient également plus souvent sans emploi que les hommes et ainsi plus souvent motivées qu'eux par la nécessité de créer leur propre emploi.
Un créateur sur trois était au chômage quand il a monté son entreprise ; dans un cas sur deux, le créateur était chômeur depuis plus d'un an. Les chômeurs bénéficient plus souvent que les autres créateurs des diverses aides : un sur deux a bénéficié de l'aide aux chômeurs créateurs ou repreneurs d'entreprises (ACCRE).
Le taux de pérennité à trois ans des entreprises créées en 2002 est un peu plus élevé que celui des entreprises créées en 1998 : un peu plus de deux tiers des créations de 2002 ont passé le cap du troisième anniversaire.
Les projets de reprise d'une entreprise existante résistent mieux que les entreprises nouvelles : le taux de pérennité des reprises excède de 10 points celui des créations pures. Parmi les différentes formes de reprises, la plus pérenne est le rachat par l'un de ses salariés de l'entreprise de son dernier employeur.

Champs : Population des entreprises du champ SINE sur la France entière (Métropole et DOM)
Source : INSEE, enquête SINE
La répartition des créations d'entreprises entre les zones d'emploi reflète leur poids respectif dans le parc total d'entreprises. 7 entreprises créées sur 10 sont localisées dans les trois principales zones d'emploi de la région : Rouen, le Havre, Evreux et une sur quatre s'implante dans les trois principales agglomérations de la région.
La zone d'emploi de Rouen joue un rôle de premier plan puisqu'elle représente en moyenne 40,6% du parc et attire 42% des entreprises créées entre 1995 et 2005. Plus d'un créateur d'entreprise sur dix (11,1%) choisit de s'implanter au sein de la commune même de Rouen. Les services aux entreprises sont en expansion : ils représentaient 19% des créations en 1995 et en représentaient 25% en 2005. La zone d'emploi du Havre concentre 17,4% du parc mais n'a attiré que 16,6% des entreprises nouvelles, soit un taux de création de 10%. La ville du Havre est le second lieu d'implantation le plus prisé par les créateurs d'entreprises haut-normands. Le commerce qui attirait 34% des nouvelles entreprises en 1995, n'en représente plus que 27% en 2005. En revanche les services aux entreprises sont en expansion avec 18% de création en 1995 et 24% en 2005. La zone d'Evreux est le plus dynamique pour la création d'entreprises. Elle concentre 10,6% du parc et a attiré 11,4% des entreprises créées en Haute-Normandie. La ville d'Evreux est la troisième localisation la plus recherchée par les créateurs d'entreprises : 4%. La part du commerce dans les nouvelles entreprises décline, passant de 29% à 25% alors que celle des services aux particuliers est en expansion, passant de 21% à 25%. |  |
(Source : AVAL Lettre statistique et économique de Haute-Normandie - N° 55 - Mai 2006)